Les Femelles - Joyce Carol Oates

Elles s'appellent Poupée, Lucrétia ou encore Kristine. Toutes semblent inoffensives. Derrière leurs visages angéliques, un mal sournois se tapit, attendant le moment propice pour se manifester : ce sont des tueuses. Joyce Carol Oates saisit au vol cette fulgurance meurtrière et observe tranquillement le venin agir et le sang se répandre.

Déception. Cela partait pourtant sous de bons auspices avec deux premières nouvelles assez convaincantes. Le style était plutôt pas mal, le portrait psychologique percutant. Malheureusement, Poupée : une ballade du Mississippi m'a refroidie par la thématique abordée, malsaine à souhait, et j'ai décroché face à la cruauté gratuite de Madison au guignol. Obsession a quelque peu rattrapé le coup, mais je ne finirai pas le livre tout de suite.

Je ne m'attendais pas à me retrouver face à un univers si délibérément perverti, ça m'a décontenancée. L'Amérique omniprésente ne m'a pas aidée à adhérer, ce n'est pas un cadre dont je raffole, je suis vite arrivée à saturation. J'aurais cependant pu passer au-dessus si mes attentes avaient été comblées, ça n'a pas été le cas. Ce qui me motivait dans cette lecture, c'était le traitement de la fulgurance meurtrière, le moment charnière où tout bascule. Hors il n'est pas explicité systématiquement, et il est loin de la profondeur à laquelle j'aspirais. Dommage…

Le livre n'est pas mauvais en soi, mais l'ambiance générale est trop glauque pour que j'y adhère, avec ce genre de thématiques il me faut en contrepartie l'ironie d'un Roald Dahl qui teinte le drame d'une saveur ironique particulière. Je ne lirai donc pas d'autre récits de Joyce Carol Oates, les résumés des livres combinés à ce que j'ai pu percevoir dans cet ouvrage font que j'ai bien cerné ses obsessions, je sais d'avance à quoi m'en tenir, ça ne correspond pas à mes envies littéraires.

mardi 18 octobre 2011

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